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Les impôts en Belgique en 2026 pour les expatriés et les entreprises

Depuis le 1er janvier 2026, la Belgique impose pour la première fois les plus-values ordinaires d'un investisseur privé sur les actions et les cryptoactifs : 10 % au-delà de 10 000 euros par an. Un guide complet des impôts 2026 : le barème jusqu'à 50 % avec un calcul de salaire, la sécurité sociale, les sociétés, la TVA, le régime des impatriés, l'immobilier, les successions et la convention avec la Russie, que Moscou a partiellement suspendue en 2023.

Consultation gratuiteUne réponse adaptée à votre situation
25 à 50 %d'impôt sur le revenu plus une taxe communale additionnelle de 0-9 %
21 %de TVA, taux réduits de 12 % et 6 %
10 %nouvel impôt sur les plus-values depuis 2026
Les impôts en Belgique en 2026 pour les expatriés et les entreprises

En bref : en 2026, la Belgique prélève sur les résidents 25-50 % d'impôt sur le revenu plus une taxe communale additionnelle d'environ 7 % en moyenne, 13,07 % de sécurité sociale sur les salaires, 25 % d'impôt des sociétés et 21 % de TVA. L'État prend davantage sur un salaire moyen que dans tout autre pays de l'OCDE, tandis que les plus-values ne sont imposées qu'à 10 %, et seulement depuis 2026.

Les taux d'imposition en Belgique en 2026 : l'essentiel

La Belgique prélève une part du salaire plus grande que tout autre pays développé. Selon le rapport de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) « Les impôts sur les salaires 2026 », le coin fiscal, c'est-à-dire les impôts et cotisations en part de ce que le salarié coûte à l'employeur, atteignait en Belgique 52,5 % en 2025 pour un célibataire au salaire moyen. C'est le plus élevé de l'OCDE, où la moyenne est de 35,1 %.

Jusqu'à récemment, le pays était bien plus doux avec le capital : les plus-values d'un investisseur privé sur des actions, dans le cadre de la gestion normale d'un patrimoine privé, n'étaient pas imposées du tout. Cette époque a pris fin le 1er janvier 2026. La loi du 6 avril 2026, publiée au Moniteur belge le 21 avril, a instauré un impôt de 10 % sur les plus-values sur actifs financiers, cryptoactifs compris, avec effet rétroactif au début de l'année.

Tous les montants sont en euros. Les revenus de 2026 sont déclarés en 2027, que les documents belges appellent l'exercice d'imposition 2027 : les mêmes taux apparaissent donc sous des années différentes.

ImpôtTaux en 2026Qui paie et sur quoi
Impôt des personnes physiques25 %, 40 %, 45 %, 50 %Les résidents sur leurs revenus mondiaux ; 50 % sur les revenus au-delà de 51 070 euros par an
Taxe communale additionnelle à l'impôt sur le revenu0-9 % de l'impôt, environ 7 % en moyenneLes résidents, au taux de leur commune ; les non-résidents, un taux fixe de 7 %
Cotisations sociales salariales13,07 %Retenues sur la totalité du salaire, sans plafond
Cotisations sociales patronalesenviron 25-27 %En plus du salaire, payées par la société
Cotisations sociales des indépendants20,5 % et 14,16 %Sur les revenus jusqu'à 75 024,54 euros et sur la part jusqu'à 110 562,42 euros
Impôt des sociétés25 %, taux réduit 20 %20 % sur les 100 000 premiers euros de bénéfice d'une petite société remplissant les conditions
TVA21 %, 12 %, 6 %Les entreprises au chiffre d'affaires supérieur à 25 000 euros par an doivent s'immatriculer
Dividendes et intérêts30 %Retenus à la source ; comptes d'épargne réglementés 15 % au-delà de 1 020 euros
Plus-values sur actifs financiers10 %Investisseurs privés résidents ; les 10 000 premiers euros de plus-values par an sont exonérés
Taxe sur les comptes-titres0,15 % par anSi la valeur moyenne du compte atteint 1 million d'euros ou plus
Impôt sur l'achat d'un logement2-12,5 % du prixL'acheteur ; dépend de la région et du fait qu'il s'agisse ou non d'un premier logement
Droits de succession3-30 % pour les enfants et les conjointsLes héritiers ; les taux sont fixés par les régions

La Belgique est un État fédéral : l'impôt sur l'achat immobilier, les droits de succession et les taxes sur les voitures sont fixés par ses trois régions, la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. L'impôt sur le revenu, la TVA et l'impôt des sociétés s'appliquent dans tout le pays.

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Qui est résident fiscal de Belgique

Le droit fiscal belge n'a pas de règle des 183 jours. La résidence ne dépend pas du calendrier, mais du lieu du foyer familial ou du centre des intérêts économiques, ce qui la rend plus difficile à perdre que dans les pays qui comptent les jours.

Selon le Code des impôts sur les revenus 1992 (CIR 92), est résident celui dont le domicile, c'est-à-dire le foyer permanent réel, est en Belgique ou, à défaut, dont le siège de la fortune s'y trouve. Selon le CIR 92, un résident fiscal paie l'impôt sur ses revenus mondiaux, un non-résident uniquement sur ses revenus belges.

SituationComment l'administration fiscale la voit
Inscription à une adresse dans une commune (au Registre national)Présomption de résidence : imposé comme résident sauf preuve contraire
Conjoints et partenaires enregistrésRésident là où vit la famille, même si l'un des partenaires travaille à l'étranger
Professionnel célibataire arrivant avec un contratRésident dès que le foyer permanent et le centre des intérêts économiques passent en Belgique
Logement et travail à l'étranger, seulement un bien ou un compte en BelgiqueNon-résident : imposé uniquement sur ses revenus belges

En pratique : dès qu'une famille loue un appartement et s'inscrit à la commune, la Belgique la considère comme résidente à partir de ce jour, même si le déménagement a eu lieu en cours d'année. L'inverse vaut aussi : se désinscrire au départ ne sert à rien si la famille reste en Belgique.

Si deux pays revendiquent tous deux la résidence, leur convention fiscale tranche à l'aide de critères successifs : foyer permanent, centre des intérêts vitaux, nationalité. Pourquoi les 183 jours ne sont pas toujours décisifs est expliqué dans notre article sur la résidence fiscale en 2026.

Un titre de séjour plus une inscription à la commune signifient presque toujours la résidence fiscale. Le chemin du titre de séjour au passeport est présenté sur la page nationalité belge par naturalisation, et les conditions d'installation dans notre présentation de la Belgique.

Règles de résidence fiscale en Belgique : une résidence sans règle des 183 jours

La Belgique n'a pas de règle des 183 jours. On devient résident par le foyer familial ou, à défaut, par un siège de la fortune géré depuis la Belgique. C'est ainsi que fonctionne l'article 2 du Code des impôts sur les revenus 1992.

L'inscription à une adresse communale crée une présomption de résidence : l'administration vous considère comme résident jusqu'à preuve du contraire. Le code belge regarde la table du dîner, pas le calendrier : là où la famille mange, là est la résidence. Un résident paie 25-50 % plus la taxe communale additionnelle sur ses revenus mondiaux, un non-résident uniquement sur ses revenus belges.

La loi ne vous empêche pas de confirmer le statut vous-même. Mais les erreurs coûtent plus cher : une inscription communale oubliée ou une famille restée à Bruxelles vous maintient résident, imposé jusqu'à 50 % sur vos revenus mondiaux. L'accompagnement Murblz écarte ces risques : nous examinons les attaches, préparons la radiation et les preuves, et obtenons un certificat de résidence du nouveau pays. Nous garantissons un travail professionnel et une démarche transparente, et dans la plupart des cas un résultat dès le premier dépôt.

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Calculateur de résidence fiscale Belgium

Ici, ce ne sont pas les jours qui décident. Répondez à quelques questions sur votre logement, votre famille et votre activité : le calculateur montre si vous êtes résident fiscal Belgium.

Le calcul par dates a besoin de JavaScript. Ci-dessous, les mêmes règles par pays.

Quel est le taux de l'impôt sur le revenu en Belgique et combien reste-t-il d'un salaire

Le taux de 50 % commence en Belgique à 51 070 euros de revenu imposable par an. À titre de comparaison, chez les voisins allemand et français, le taux maximal de 45 % ne s'applique qu'à des revenus plusieurs fois plus élevés. Ici, le taux maximal ne frappe donc pas les millionnaires, mais un professionnel ordinaire bien payé.

Le barème est progressif : chaque taux ne s'applique qu'à la tranche de revenu correspondante. Les seuils sont indexés par le Service public fédéral Finances (SPF Finances), l'administration fiscale belge.

Revenu imposable annuelTaux sur cette tranchePour comparaison : revenus 2025
jusqu'à 16 720 euros25 %jusqu'à 16 320 euros
16 720 - 29 510 euros40 %16 320 - 28 800 euros
29 510 - 51 070 euros45 %28 800 - 49 840 euros
au-delà de 51 070 euros50 %au-delà de 49 840 euros

Quotité exemptée. Les 11 550 premiers euros de revenus 2026 ne sont pas imposés : la loi de réforme de l'impôt des personnes physiques du 15 juillet 2026 (publiée le 29 juillet 2026) a relevé ce montant par rapport aux 11 180 euros indexés, avec effet rétroactif au 1er janvier. Il augmentera par paliers jusqu'à l'exercice d'imposition 2031 et il est plus élevé pour les personnes à charge ; pour les retraités et les allocataires, la hausse est compensée ailleurs, si bien que ce sont les actifs qui y gagnent le plus.

Taxe communale additionnelle. En plus de l'impôt fédéral, la commune prélève sa propre taxe additionnelle de 0 à 9 % de l'impôt, environ 7 % en moyenne. Elle dépend de l'adresse d'inscription au 1er janvier suivant l'année des revenus.

Conjoints. Les couples déclarent ensemble, mais chaque revenu est imposé séparément. Si l'un des conjoints gagne peu, jusqu'à 11 780 euros des revenus 2026 de l'autre peuvent lui être transférés (le quotient conjugal), ou jusqu'à 12 790 euros si les deux conjoints ont 66 ans ou plus. La loi du 15 juillet 2026 réduit cet avantage de moitié d'ici 2030 et le supprime progressivement sur 20 ans pour les couples de 66 ans et plus.

Exemple chiffré : ce qui reste d'un salaire de 4 500 euros

Exemple chiffré : un salarié célibataire sans enfants, 54 000 euros bruts par an (4 500 par mois, hors 13e mois et pécule de vacances), taxe communale de 7 %. Les salariés déduisent automatiquement des frais professionnels forfaitaires : 30 % du revenu après sécurité sociale, plafonnés à 6 070 euros pour 2026.

ÉtapeMontant, euros par an
Salaire brut54 000,00
Cotisations sociales salariales 13,07 %- 7 057,80
Frais professionnels forfaitaires (plafond)- 6 070,00
Revenu imposable40 872,20
Impôt selon le barème : 4 180 + 5 116 + 5 112,9914 408,99
Moins l'impôt sur la quotité exemptée : 11 550 × 25 %- 2 887,50
Impôt fédéral11 521,49
Taxe communale additionnelle 7 %806,50
Total de l'impôt sur le revenu12 327,99
Net par an (54 000 - 7 057,80 - 12 327,99)34 614,21
Net par moisenviron 2 885

Sur 54 000 euros bruts, impôt et cotisations prennent environ 19 400 euros, près de 36 %. En plus, l'employeur paie ses propres cotisations d'environ 25-27 % : le coût complet de ce salarié pour la société est donc d'environ 67 000-69 000 euros. Une cotisation spéciale de sécurité sociale est aussi retenue : de 9,30 à 60,94 euros par mois selon les revenus du ménage.

À ce niveau, moins de la moitié de chaque augmentation arrive au salarié. L'impôt est retenu chaque mois (précompte professionnel) et régularisé par la déclaration.

Combien de cotisations sociales paient les salariés et les indépendants en Belgique

Les cotisations sociales salariales en Belgique n'ont pas de plafond : 13,07 % sont retenus aussi bien sur 3 000 euros par mois que sur 30 000 euros par mois. En Allemagne, au contraire, les cotisations de retraite et de santé s'arrêtent à un plafond annuel : pour les hauts salaires, la charge belge est donc nettement plus lourde.

L'employeur paie en plus environ 25-27 % du brut ; le taux exact dépend du secteur et de la taille de l'entreprise. Ce sont ces cotisations qui placent la Belgique en tête du classement de l'OCDE pour l'imposition du travail.

Les indépendants et les dirigeants de leur propre société cotisent eux-mêmes via une caisse d'assurances sociales choisie lors de l'immatriculation. Les taux 2026 sont fixés par l'Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI).

CatégorieTaux et assietteCotisation trimestrielle
Activité principale20,5 % du revenu net jusqu'à 75 024,54 euros ; 14,16 % sur la part de 75 024,54 à 110 562,42 euros ; rien au-delàminimum 890,42 euros, maximum 5 103,05 euros
Indépendant débutant (4 premiers trimestres)cotisation réduite si le revenu ne dépasse pas 8 972,07 euros par an459,82 euros ; réduction de 118,52 euros sur le premier trimestre
Activité complémentaire à un emploi salariépas de cotisations jusqu'à 1 922,16 euros par an ; au-delà, les mêmes 20,5 % et 14,16 %minimum 98,51 euros
Conjoint aidant, maxi-statut20,5 % et 14,16 %, assiette minimale de 7 632,44 eurosminimum 391,16 euros

Chaque caisse ajoute ses frais de gestion. Le maximum annuel pour une activité principale est d'environ 20 400 euros (4 × 5 103,05), atteint vers 110 000 euros de revenus : un avantage rare par rapport au salariat, où les cotisations ne s'arrêtent jamais.

Les cotisations provisoires sont calculées sur les revenus d'il y a trois ans et recalculées une fois les revenus réels connus : avec des revenus en hausse, une grosse régularisation arrive souvent deux ou trois ans après le démarrage. Les cotisations réduisent le revenu imposable.

Les travailleurs détachés depuis un autre pays de l'UE peuvent rester un temps dans leur système d'origine avec un certificat A1, selon les règles de coordination de l'UE. Le certificat A1 n'est pas délivré aux salariés de sociétés russes : pour un travail en Belgique, les cotisations se paient donc généralement en Belgique dès le premier mois.

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Quels sont les taux de l'impôt des sociétés et de l'impôt sur les dividendes en Belgique

Une petite société belge paie 20 % au lieu de 25 % sur ses 100 000 premiers euros de bénéfice, mais depuis 2026, le prix de cette réduction est de verser à un dirigeant au moins 50 000 euros par an. Le seuil était auparavant de 45 000 euros ; la hausse a été introduite par la loi de réforme de l'impôt des personnes physiques du 15 juillet 2026, et le seuil sera indexé à partir des revenus 2027.

Le taux normal de l'impôt des sociétés est de 25 %. Le taux de 20 % s'applique aux sociétés qui sont petites au sens du Code des sociétés et des associations, si au moins un dirigeant personne physique est rémunéré au niveau du seuil ou au-delà, ou au moins à hauteur du bénéfice imposable de la société s'il est inférieur. Depuis 2026, les avantages en nature évalués forfaitairement (voiture, logement, chauffage) ne peuvent représenter plus de 20 % de cette rémunération.

Ce qui est imposéTauxConditions
Bénéfice de la société25 %Taux normal
100 000 premiers euros de bénéfice d'une petite société20 %Un dirigeant perçoit au moins 50 000 euros par an (ou au moins le bénéfice)
Versements anticipés insuffisantsmajoration de 6,75 %Pour les exercices clôturés le 31 décembre 2026 ou après
Grands groupesminimum 15 %Impôt minimum mondial pour un chiffre d'affaires consolidé de 750 millions d'euros ou plus
Dividendes versés à une personne physique30 %Retenus par la société lors du paiement
Dividendes sous le régime VVPRbis20 % ou 15 %Petites sociétés, nouvelles actions émises contre apport en numéraire après le 1er juillet 2013 : 20 % à partir de la deuxième année, 15 % à partir de la troisième

Les dividendes versés à une personne physique sont imposés à 30 % à la source, en général à titre libératoire pour les résidents. Les 833 premiers euros de dividendes d'actions en 2026 sont exonérés : le montant est gelé jusqu'en 2030, et l'impôt retenu dessus est remboursé via la déclaration. Une société qui reçoit des dividendes d'une filiale dont elle détient au moins 10 % ne paie en général pas d'impôt dessus, grâce au régime des revenus définitivement taxés.

Pour les propriétaires de sociétés étrangères, une autre règle compte davantage : la taxe Caïman. Les revenus des trusts, fondations et sociétés situés dans des juridictions où ils sont imposés à moins de 15 % sont traités comme perçus directement par le fondateur résident. Après le déménagement, une holding étrangère peut ne rien faire économiser, mais elle doit être déclarée immédiatement. Plus de détails sur ces règles dans notre rubrique sur les sociétés étrangères contrôlées.

Une société belge peut être créée sans que le dirigeant s'installe, mais l'administration vérifie d'où elle est réellement gérée. Les détails sont sur les pages création de société en Belgique et comptes de société en Belgique.

Quel est le taux de TVA en Belgique en 2026 et quand s'immatriculer

Depuis le 1er mars 2026, une nuit dans un hôtel belge supporte 12 % de TVA au lieu de 6 %. Parmi les hausses de l'accord budgétaire, celles visant les hôtels, les campings et les pesticides ont été appliquées, tandis que les hausses prévues pour les plats à emporter et les billets de concert ont été retirées après les objections du Conseil d'État, la juridiction administrative suprême qui donne aussi des avis sur les projets de loi.

Le taux normal de TVA est de 21 %, comme aux Pays-Bas, et plus élevé qu'en Allemagne (19 %) et en France (20 %). Les taux réduits sont liés à des listes précises du Code de la TVA.

TauxCe qu'il couvre
21 %La plupart des biens et services, y compris les constructions neuves et le conseil
12 %Restauration (hors boissons), logement social et, depuis le 1er mars 2026, hôtels et campings
6 %Produits alimentaires de base, eau, médicaments, livres, rénovation de logements de plus de 10 ans
0 %Exportations et livraisons de biens à des entreprises assujetties à la TVA dans d'autres pays de l'UE

Seuil des petites entreprises. Avec un chiffre d'affaires jusqu'à 25 000 euros par an hors TVA, le régime de franchise s'applique : pas de TVA sur les factures et pas de déclarations de TVA, mais pas non plus de récupération de la TVA sur les achats. Le seuil de 25 000 euros n'a pas changé depuis 2016 ; un relèvement progressif à 30 000 euros est en discussion au parlement. Depuis 2025, les petites entreprises d'autres pays de l'UE peuvent utiliser la franchise belge si leur chiffre d'affaires total dans l'UE ne dépasse pas 100 000 euros.

Facturation électronique. Depuis le 1er janvier 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en Belgique doivent se facturer entre elles uniquement dans un format électronique structuré via le réseau Peppol, une norme paneuropéenne d'échange de factures entre logiciels comptables. Un PDF envoyé par courriel ne vaut plus facture pour les opérations nationales entre entreprises (B2B). Les amendes sont de 1 500 euros pour une première infraction, 3 000 euros pour une deuxième et 5 000 euros pour chacune des suivantes.

Les déclarations de TVA sont mensuelles ou trimestrielles ; le régime trimestriel est ouvert aux entreprises dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 2,5 millions d'euros par an.

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Existe-t-il des avantages fiscaux en Belgique pour les expatriés, les spécialistes de l'informatique et les indépendants

Le principal avantage fiscal de la Belgique pour les nouveaux arrivants est le régime des impatriés : jusqu'à 35 % de la rémunération peut être versé sous forme de remboursement de frais exonéré. Depuis 2025, le seuil d'accès a été abaissé de 75 000 à 70 000 euros bruts par an, et le plafond de 90 000 euros de l'indemnité a été supprimé. C'est l'œuvre de la loi du 18 décembre 2025, avec effet rétroactif au 1er janvier 2025.

Officiellement, il s'agit du régime spécial d'imposition pour contribuables et chercheurs impatriés. Il n'y a pas de taux forfaitaire : l'économie vient de la sortie d'environ un tiers de la rémunération du champ de l'impôt.

RégimeCe qu'il apportePrincipales conditions
Contribuable impatriéJusqu'à 35 % de la rémunération en indemnité de frais exonéréeRémunération brute supérieure à 70 000 euros par an ; aucune résidence à moins de 150 km de la frontière belge et aucun revenu belge au cours des 60 mois précédents ; un employeur ou une entité du groupe en Belgique ; demande dans les 3 mois suivant le début du travail
Chercheur impatriéLes mêmes 35 %Un master ou un doctorat en sciences ou en ingénierie, ou une expérience comparable ; pas de seuil de salaire
Revenus de droits d'auteur, y compris pour les développeurs de logiciels15 % au lieu du barème normal sur la part des revenus versée sous forme de droits d'auteurRétabli pour les développeurs de logiciels depuis le 1er janvier 2026, sans déduction forfaitaire de frais ; plafond de 77 220 euros (montant des revenus 2026)
Petite entrepriseFranchise de TVAChiffre d'affaires jusqu'à 25 000 euros par an
Activité indépendante complémentairePas de sécurité socialeRevenus complémentaires jusqu'à 1 922,16 euros par an en plus d'un emploi salarié

Le régime des impatriés dure 5 ans et peut être prolongé de 3 ans. Il ne concerne que l'impôt sur le revenu : il ne change rien aux règles de sécurité sociale.

Indépendants et entrepreneurs individuels. Un indépendant en Belgique paie l'impôt sur le revenu selon le même barème de 25-50 % sur son bénéfice après frais, plus 20,5 % de sécurité sociale. Il n'existe pas d'impôt simplifié sur le chiffre d'affaires comme en Géorgie. À partir de bénéfices de quelques dizaines de milliers d'euros, une société au taux de 20 % mérite donc d'être étudiée, même si elle exige une rémunération de dirigeant d'au moins 50 000 euros et une comptabilité de société.

Nomades numériques et retraités. La Belgique n'a ni visa ni régime fiscal pour les travailleurs à distance, ni avantages pour les retraités étrangers, ni imposition forfaitaire à la suisse. Vivre en Belgique en travaillant à distance pour une société étrangère signifie la résidence et l'impôt selon les règles ordinaires.

Comment la Belgique impose les actions, les cryptoactifs, l'immobilier et les successions

Les 10 000 premiers euros par an de plus-values sur actions, fonds et cryptoactifs restent exonérés pour un résident belge, mais tout ce qui dépasse est imposé à 10 % depuis 2026. À titre de comparaison, l'Allemagne impose les plus-values à 25 % plus la contribution de solidarité, et la France à 31,4 %.

Le nouvel impôt sur les plus-values sur actifs financiers a été instauré par la loi du 6 avril 2026. Il s'applique aux opérations à partir du 1er janvier 2026, et toutes les plus-values constituées jusqu'au 31 décembre 2025 sont exonérées : la valeur de l'actif à cette date devient le prix de départ. L'impôt couvre les titres, les produits dérivés, certains contrats d'assurance, les cryptoactifs, les devises et l'or d'investissement, mais pas les bijoux.

Type de plus-valueTauxAbattements et conditions
Actions, fonds, obligations, cryptoactifs, or (gestion normale)10 %10 000 euros par an exonérés par contribuable ; 1 000 euros par an non utilisés peuvent être reportés jusqu'à 5 ans, au maximum 15 000 euros
Participation importante (20 % ou plus)0 % sur les plus-values jusqu'à 1 million d'euros sur 5 ans, puis de 1,25 % à 10 %Le taux augmente par paliers avec le montant de la plus-value
Vente interne : actions de sa propre société vendues à une autre société que l'on contrôle33 %Si l'acheteur est une société contrôlée par le vendeur
Opérations spéculatives33 %Opérations sortant de la gestion normale d'un patrimoine privé
Négoce professionnel25-50 %Imposé comme revenu professionnel, plus la sécurité sociale

Les banques et courtiers belges retiennent eux-mêmes les 10 % depuis le 1er juin 2026. La retenue est libératoire : une fois appliquée, la plus-value n'a pas à être déclarée. Renoncer à la retenue et déclarer dans la déclaration est plus pratique pour utiliser l'abattement de 10 000 euros ou compenser des pertes.

Cryptoactifs. Jusqu'en 2026, les plus-values sur cryptoactifs dans le cadre de la gestion normale d'un patrimoine privé n'étaient pas imposées. Elles le sont désormais à 10 % avec le même abattement de 10 000 euros, tandis que la spéculation reste imposée à 33 %. La frontière entre gestion normale et spéculation n'est pas chiffrée : la fréquence des opérations, l'argent emprunté et la complexité tranchent. Les autres pays sont comparés dans notre article sur les cryptoactifs et l'impôt lors d'une expatriation.

Dividendes et intérêts. 30 % sont retenus. Les intérêts des comptes d'épargne réglementés dans les banques belges sont exonérés jusqu'à 1 020 euros par contribuable en 2026, puis imposés à 15 % au-delà. L'exonération est gelée jusqu'en 2030.

Taxe sur les comptes-titres. Si la valeur moyenne d'un compte-titres sur l'année atteint 1 million d'euros, 0,15 % de cette valeur est dû chaque année (taxe annuelle sur les comptes-titres). Les comptes étrangers des résidents sont aussi concernés. La Belgique n'a pas d'impôt général sur la fortune.

Les résidents doivent mentionner tous leurs comptes étrangers, comptes-titres compris, dans leur déclaration et les déclarer au Point de contact central de la Banque nationale de Belgique, dès la première déclaration après le déménagement, y compris les comptes ouverts avant l'installation.

Immobilier : acheter, détenir, louer, vendre

L'achat d'un logement existant déclenche des droits d'enregistrement, dont le montant dépend davantage de la région que du prix. L'écart entre un premier logement en Flandre et un appartement d'investissement à Bruxelles va du simple au sextuple.

RégionHabitation propre uniqueDeuxième logement, investissement
Flandre2 % (depuis 2025 ; à partir de 2026, conditions plus strictes : acheteurs personnes physiques et obligation d'y habiter)12 %
Wallonie3 % (depuis le 1er janvier 2025, sous conditions strictes)12,5 %
Bruxelles12,5 %, mais les 200 000 premiers euros sont exonérés si le prix ne dépasse pas 600 000 euros12,5 %

Les constructions neuves supportent à la place 21 % de TVA. Les taux réduits exigent de ne posséder aucun autre bien, faute de quoi la différence est réclamée.

Impôt annuel. Les propriétaires paient le précompte immobilier. Il ne repose pas sur la valeur de marché, mais sur le revenu cadastral, une valeur locative annuelle théorique fixée par l'État et indexée chaque année. L'impôt se compose d'un taux de base régional (3,97 % du revenu cadastral indexé en Flandre) plus des centimes additionnels provinciaux et communaux. Ces centimes représentent l'essentiel de la facture : des logements similaires dans des communes voisines peuvent donc payer des montants très différents.

Location. Lorsqu'un particulier loue un appartement à un autre particulier pour y habiter, l'impôt ne porte pas sur le loyer réel, mais sur le revenu cadastral indexé majoré de 40 %. La location à une société pour son activité est imposée sur le loyer réel moins les frais.

Vente. La résidence principale se vend sans impôt sur la plus-value. Les autres maisons et appartements vendus dans les 5 ans suivant l'achat sont imposés à 16,5 % ; les terrains à bâtir à 33 % dans les 5 ans et à 16,5 % de la sixième à la huitième année. Le nouvel impôt de 10 % ne s'applique pas à l'immobilier.

Les biens et les structures de détention pour investir sont présentés sur la page immobilier d'investissement en Belgique.

Successions et donations

Les droits de succession sont fixés par la région de la dernière résidence du défunt. Pour les enfants et les conjoints en Flandre, les taux sont de 3 % jusqu'à 50 000 euros, 9 % jusqu'à 250 000 euros et 27 % au-delà ; à Bruxelles et en Wallonie, le taux maximal en ligne directe est de 30 %. À partir de 2026, un conjoint survivant en Flandre reçoit jusqu'à 75 000 euros d'argent et de titres en franchise d'impôt au lieu de 50 000 euros, tandis qu'à Bruxelles la période pendant laquelle une donation non enregistrée est imposée comme une succession est passée de 3 à 5 ans. La Wallonie baissera ses taux à partir du 1er janvier 2028.

Les donations d'argent et de titres aux enfants en Flandre et à Bruxelles peuvent être enregistrées avec 3 % de droits de donation.

Voitures

La taxe de mise en circulation et la taxe de circulation annuelle sont elles aussi régionales, calculées selon la puissance du moteur, les émissions de CO2 et l'âge du véhicule.

Quels impôts paient les non-résidents et la convention avec la Russie s'applique-t-elle encore

Un non-résident ne paie l'impôt belge que sur ses revenus belges, mais selon le même barème jusqu'à 50 % et sans quotité exemptée si l'essentiel de ses revenus n'est pas belge. Cet impôt distinct s'appelle l'impôt des non-résidents, et sa taxe communale additionnelle est fixée à 7 %.

La quotité exemptée et les avantages familiaux ne s'appliquent que si au moins 75 % des revenus professionnels de l'année sont gagnés en Belgique.

Revenus belges d'un non-résidentImpôt selon le droit belgeMode de paiement
Salaire d'un travail en Belgique25-50 % + 7 %Précompte sur le salaire, puis déclaration de non-résident
Dividendes30 %Retenus par la société ; une convention peut réduire le taux
Intérêts30 %Retenus par la banque ou le débiteur ; une convention peut réduire le taux
Redevances et droits d'auteur30 % (droits d'auteur 15 %)Retenue à la source
Immobilier en BelgiquePrécompte immobilier annuel plus l'impôt des non-résidents sur les revenus qui en découlentDéclaration de non-résident

Le nouvel impôt de 10 % sur les plus-values vise avant tout les résidents. Les paiements à des sociétés d'autres pays de l'UE sont souvent exonérés de retenue en vertu des directives européennes ; pour les autres pays, c'est la convention fiscale qui tranche.

La convention fiscale entre la Belgique et la Russie s'applique-t-elle encore

Formellement, la convention existe, mais depuis 2023 elle ne fonctionne qu'à moitié. La Belgique et la Russie ont signé leur convention de non-double imposition à Moscou le 16 juin 1995, et elle a été publiée au Moniteur belge le 27 octobre 2000. Par le décret présidentiel n° 585 du 8 août 2023, la Russie a suspendu unilatéralement des dispositions clés de ses conventions avec 38 pays, et la Belgique figure sur cette liste.

Sont suspendus les taux réduits et les exonérations pour les dividendes, les intérêts et les redevances, les règles sur les salaires, les professions indépendantes et d'autres encore. Les définitions, les règles de résidence, l'élimination de la double imposition et l'échange de renseignements restent en vigueur. En pratique, la Russie retient l'impôt sur les paiements vers la Belgique selon son propre Code fiscal, sans avantage conventionnel : 15 % sur les dividendes et 20-30 % sur la plupart des autres revenus.

Les sources officielles ne font état d'aucune dénonciation ni suspension réciproque de la part de la Belgique. Une nouvelle convention de 2015 et son protocole de 2018 ne sont pas entrés en vigueur selon les registres publics : le texte de 1995 reste donc la référence.

Pour un résident belge percevant des dividendes russes, cela signifie un double coup : la Russie retient 15 %, et la Belgique prélève en règle générale 30 % sur le reste sans imputer l'impôt russe. Environ 40 % du dividende part en impôt.

L'Ukraine et les autres pays

Avec l'Ukraine, une convention signée à Kyiv le 20 mai 1996 s'applique. Les Ukrainiens sous protection temporaire qui vivent et travaillent en Belgique paient l'impôt selon les règles belges ordinaires : le statut de protection n'apporte aucun avantage fiscal. La Belgique dispose d'un large réseau de conventions, dont tous les pays de l'UE, le Kazakhstan, Israël et les États-Unis.

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Quand déposer la déclaration d'impôt en Belgique et quelles sont les pénalités de retard

La déclaration des revenus 2025 devait être déposée via le portail Tax-on-web avant le 15 juillet 2026, tandis qu'une déclaration complexe est attendue avant le 16 octobre 2026. Un dépôt tardif coûte une amende de 50 à 1 250 euros plus un accroissement d'impôt pouvant atteindre 200 %.

Les déclarations se déposent via Tax-on-web (dans l'espace MyMinfin du SPF Finances) ou sur papier. Les cas simples reçoivent une proposition de déclaration simplifiée préremplie, qui ne demande aucune action si elle est correcte. Une déclaration est complexe si elle comprend des bénéfices d'indépendant, une rémunération de dirigeant d'entreprise, des revenus de conjoint aidant ou des revenus professionnels étrangers.

QuoiÉchéance en 2026 (revenus 2025)
Déclaration papier30 juin 2026
Déclaration simple via Tax-on-web15 juillet 2026
Déclaration complexe en ligne16 octobre 2026
Déclaration de non-résidentPlus tard, à l'automne ; la date est annoncée chaque année
Avertissement-extrait de rôleEnvoyé par l'administration fiscale avant le 30 juin de la deuxième année suivant l'année des revenus
PaiementDans les deux mois suivant l'envoi de l'avertissement-extrait de rôle

Les indépendants et les dirigeants d'entreprise dont les revenus ne subissent pas de précompte paient l'impôt par versements anticipés en cours d'année. À partir des revenus 2026, les indépendants ne subissent plus de majoration s'ils n'en font pas et bénéficient d'une bonification pour les versements anticipés volontaires. Pour les dirigeants d'entreprise, la majoration pour versements anticipés insuffisants demeure.

Pénalités. Une déclaration tardive ou inexacte entraîne une amende administrative : 50 euros pour une première infraction et davantage pour chacune des suivantes, jusqu'à 1 250 euros. Si des revenus ne sont pas déclarés ou le sont insuffisamment, un accroissement d'impôt de 10 % à 200 % s'ajoute. Depuis 2025, aucun accroissement n'est appliqué pour une première infraction commise sans intention : la bonne foi est présumée s'il n'y a pas eu d'infraction similaire au cours des 4 exercices d'imposition précédents. La règle a été introduite par la loi-programme du 18 juillet 2025 et expliquée par l'administration fiscale dans la circulaire 2025/C/49.

Sans déclaration, l'administration peut établir elle-même l'impôt d'après ses propres données, ce qui est plus difficile à contester ensuite. Les spécialistes Murblz aident à préparer la première déclaration après un déménagement, avec les revenus d'avant et d'après l'installation et les comptes étrangers, avant son dépôt.

À qui convient le système fiscal belge : conclusions pour ceux qui s'installent

La Belgique est chère pour les salaires et relativement douce pour le capital. Un salarié au revenu moyen cède davantage à l'État que dans tout autre pays de l'OCDE, tandis qu'un investisseur avec un portefeuille d'actions paie, même après la réforme de 2026, 10 % sur ses plus-values : moins qu'en Allemagne ou en France.

ImpôtBelgiquePays-BasAllemagneFrance
Taux maximal de l'impôt sur le revenu50 % + taxe communale jusqu'à 9 %49,5 %45 % + contribution de solidarité pour les hauts revenus45 % + contribution de 3-4 % sur les hauts revenus
Coin fiscal OCDE pour 2025, célibataire au salaire moyen52,5 %, le plus élevé-49,3 %47,2 %
TVA21 %21 %19 %20 %
Impôt des sociétés25 %, 20 % sur les 100 000 premiers euros25,8 %, 19 % sur les 200 000 premiers euros15 % + contribution de solidarité + taxe professionnelle locale25 %, 15 % sur les 42 500 premiers euros
Plus-values d'un investisseur privé10 % au-delà de 10 000 euros par animpôt sur un rendement présumé du capital25 % + contribution de solidarité31,4 %

À qui la Belgique convient. Aux professionnels bien payés recrutés par une société belge sous le régime des impatriés : 35 % de la rémunération exonérés changent le résultat. Aux investisseurs dont le capital est placé en titres : 10 % sur les plus-values au-delà de 10 000 euros et pas d'impôt sur la fortune, à part 0,15 % sur les comptes de 1 million d'euros ou plus. Aux propriétaires de petites sociétés qui versent au dirigeant au moins 50 000 euros.

À qui elle ne convient pas. Aux salariés aux revenus moyens et élevés sans régime spécial : les taux de 45-50 % commencent vers 30 000 et 51 000 euros de revenus. Aux indépendants aux revenus faibles : la cotisation minimale de 890,42 euros par trimestre est due même avec un bénéfice nul. À ceux qui perçoivent des dividendes de Russie : avec la convention suspendue, les impôts des deux pays prennent environ 40 %. Et à ceux qui comptent vivre en Belgique tout en restant résidents fiscaux ailleurs : avec la famille et le logement en Belgique, cela ne fonctionne presque jamais.

Comparez la Belgique avec d'autres pays dans notre rubrique impôts et résidence fiscale par pays. Si une structure de société est nécessaire, commencez par la page création de société à l'étranger ; si l'affaire a déjà tourné au litige avec l'administration fiscale, l'accompagnement est assuré par les spécialistes Murblz avec des partenaires agréés sur place.

Questions fréquentes

Quel est le taux de l'impôt sur le revenu en Belgique en 2026 ?
Le barème est progressif : 25 % sur le revenu imposable jusqu'à 16 720 euros par an, 40 % jusqu'à 29 510 euros, 45 % jusqu'à 51 070 euros et 50 % au-delà. Les 11 550 premiers euros de revenus 2026 sont exonérés. En plus de l'impôt fédéral, la commune prélève une taxe additionnelle de 0 à 9 % de l'impôt, environ 7 % en moyenne. Les résidents paient l'impôt sur leurs revenus mondiaux.
Combien d'impôts sont prélevés sur un salaire en Belgique ?
Exemple chiffré : un salarié célibataire sans enfants à 54 000 euros bruts par an (4 500 euros par mois) se voit retenir 7 057,80 euros de sécurité sociale (13,07 %) et environ 12 328 euros d'impôt sur le revenu avec une taxe communale de 7 %. Il lui reste environ 34 600 euros par an, soit environ 2 885 euros par mois : impôt et cotisations prennent près de 36 % du brut. L'employeur paie en plus ses propres cotisations d'environ 25-27 %.
Quels impôts paient les non-résidents en Belgique ?
Les non-résidents paient l'impôt des non-résidents uniquement sur leurs revenus belges : salaire d'un travail en Belgique, rémunération de dirigeant d'une société belge, revenus d'un bien situé en Belgique. Les taux sont les mêmes 25-50 %, avec une taxe communale fixe de 7 %. La quotité exemptée ne s'applique que si au moins 75 % des revenus professionnels de l'année sont gagnés en Belgique. Les dividendes et intérêts subissent une retenue de 30 %, qu'une convention fiscale peut réduire.
Existe-t-il un impôt sur la vente d'actions et de cryptoactifs en Belgique ?
Oui, depuis le 1er janvier 2026. La loi du 6 avril 2026 a instauré un impôt de 10 % sur les plus-values sur actifs financiers : actions, fonds, obligations, cryptoactifs, devises et or d'investissement. Les 10 000 premiers euros de plus-values par an et par contribuable sont exonérés, et les plus-values constituées jusqu'au 31 décembre 2025 ne sont pas imposées. Les opérations spéculatives sont imposées à 33 %, et les participations de 20 % ou plus dans une société relèvent d'un barème distinct de 0 à 10 %.
Quel est le taux de TVA en Belgique ?
Le taux normal est de 21 %. Taux réduits : 12 % sur la restauration hors boissons, le logement social et, depuis le 1er mars 2026, les hôtels et campings ; 6 % sur les produits alimentaires de base, l'eau, les médicaments, les livres et la rénovation des logements de plus de 10 ans. Les petites entreprises au chiffre d'affaires jusqu'à 25 000 euros par an peuvent travailler sans TVA. Depuis le 1er janvier 2026, les factures entre entreprises assujetties à la TVA doivent être émises par voie électronique via le réseau Peppol.
La Belgique applique-t-elle la règle des 183 jours pour la résidence fiscale ?
Non. La Belgique détermine la résidence par le domicile, c'est-à-dire le lieu du foyer permanent et de la famille, ou, à défaut, par le centre des intérêts économiques. L'inscription à une adresse auprès d'une commune crée une présomption de résidence. Les conjoints sont résidents là où vit la famille. Le décompte des jours ne compte que dans le cadre des règles des conventions fiscales.
La convention fiscale de la Belgique avec la Russie et l'Ukraine s'applique-t-elle encore ?
Avec la Russie, la convention signée le 16 juin 1995 s'applique, mais par le décret n° 585 du 8 août 2023, la Russie en a suspendu les dispositions clés : taux réduits sur les dividendes, intérêts et redevances, et règles sur les salaires. Les dispositions générales sur la résidence et l'élimination de la double imposition restent en vigueur ; rien n'indique que la Belgique l'ait dénoncée. Avec l'Ukraine, la convention du 20 mai 1996 s'applique, et les Ukrainiens sous protection temporaire paient l'impôt belge selon les règles ordinaires.
Existe-t-il des avantages fiscaux pour les expatriés en Belgique ?
Oui, le régime des contribuables et chercheurs impatriés : jusqu'à 35 % de la rémunération est versé sous forme de remboursement de frais exonéré. Depuis 2025, le seuil de salaire est de plus de 70 000 euros bruts par an, sans seuil pour les chercheurs. Conditions : aucune résidence à moins de 150 km de la frontière belge au cours des 60 mois précédents et une demande dans les 3 mois suivant le début du travail. Le régime dure 5 ans avec une prolongation possible de 3 ans et ne concerne que l'impôt sur le revenu, pas les règles de sécurité sociale.

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Services Murblz : Belgique

Le taux d'imposition n'est que la moitié du tableau. L'autre moitié, c'est le pays de la société, l'endroit où est l'argent et qui tient les comptes. Les spécialistes Murblz s'en occupent dans le même pays. Le devis est fixé par écrit avant le début des travaux.

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Nous prenons en charge toute la démarche de bout en bout : nous vérifions vos documents, choisissons un programme adapté à votre situation et vous donnons des délais et des coûts honnêtes. Posez votre question dans le chat : la consultation gratuite commence ici. La représentation devant les administrations et les tribunaux est assurée par les spécialistes Murblz avec des partenaires agréés sur place.

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