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Visa long séjour visiteur en France

Environ 17 735 € de revenus propres par an, et la France vous laisse vivre dans le pays, sans y travailler. Un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) la première année, pour les personnes qui vivent de leurs propres moyens : revenus, assurance, logement et engagement de ne pas travailler en France.

Consultation gratuiteUne réponse adaptée à votre situation
≈ 17 735 €de revenus par an
20 000 à 30 000 €épargne : pratique consulaire, pas la loi
5 ansvers la résidence permanente
Visa long séjour visiteur en France

Le visa visiteur est un visa français de long séjour délivré sur la base de l'autonomie financière du demandeur. Le candidat doit avoir plus de 18 ans, être solvable et avoir une bonne moralité.

Ce que le statut de visiteur vous donne vraiment

Visiteur est une catégorie de visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS), délivrée aux personnes capables de subvenir à leurs besoins en France et qui n'ont pas l'intention d'entrer sur le marché du travail français. Le fondement juridique est l'article L426-20 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Le texte de loi est court et fixe la logique de tout le statut. L'étranger qui prouve pouvoir vivre de ses seules ressources, à un niveau au moins égal au SMIC net annuel, reçoit une carte de séjour temporaire portant la mention « visiteur », valable un an. Il doit aussi disposer d'une assurance maladie couvrant tout le séjour et s'engager à n'exercer aucune activité professionnelle en France. Un alinéa distinct précise clairement que cette carte n'autorise pas à travailler.

Ce que vous obtenez concrètement :

  • le droit de vivre légalement en France dès le premier jour, sans limite de jours par an ;
  • la libre circulation dans l'espace Schengen jusqu'à 90 jours sur toute période de 180 sans visa supplémentaire ;
  • l'école publique pour vos enfants : l'enseignement public est ouvert à tout enfant vivant en France, quel que soit le statut des parents ;
  • l'accès au système de santé public après trois mois de résidence stable ;
  • la dispense du contrat d'intégration républicaine (CIR) : le tableau officiel indique « non » pour la carte visiteur dans la colonne du CIR ;
  • le compteur démarre vers la carte de résident et vers la naturalisation.

Ce que vous n'obtenez pas : le droit d'être salarié, de diriger une entreprise, d'immatriculer une micro-entreprise ou d'être rémunéré pour diriger une société française. Autre point souvent confondu : le statut de visiteur ne fait pas partie de la famille du passeport talent. Fondements différents, critères différents, durées de carte différentes.

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Le critère de revenus et son lien avec le SMIC

Le seul chiffre que la loi cite est le SMIC net annuel, c'est-à-dire le salaire minimum après cotisations salariales. Il suit le SMIC, et le SMIC est revalorisé au moins une fois par an, plus une fois supplémentaire dès que l'inflation dépasse 2 %. En 2026, il y a eu deux revalorisations.

IndicateurAu 1er janvier 2026Au 1er juin 2026
SMIC horaire brut12,02 €12,31 €
SMIC mensuel brut (35 h par semaine)1 823,03 €1 867,02 €
SMIC mensuel net (estimation)environ 1 443 €environ 1 478 €
SMIC net annuel : le seuil du statut de visiteurenviron 17 300 €environ 17 735 €

Le SMIC net est un chiffre calculé, le brut moins environ 20,8 % de cotisations salariales : les sources diffèrent donc de quelques euros. Prenez-le comme un ordre de grandeur et prévoyez une marge.

Ce qui compte comme revenu

La loi parle de ressources, pas de salaire, et n'exclut expressément que deux prestations françaises : l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Les consulats acceptent les pensions, les loyers perçus à l'étranger, les dividendes, les intérêts, les droits d'auteur, les rentes et les revenus de portefeuilles gérés. Le mot clé est la régularité. Un gros virement arrivé un mois avant le dépôt fait moins bonne impression qu'un flux modeste mais régulier sur douze mois.

L'épargne fonctionne aussi, en complément des revenus ou à leur place, à condition que le montant couvre clairement l'année à venir. C'est une pratique consulaire et non la loi : on demande couramment de justifier de 20 000 à 30 000 € par adulte et par an lorsque les revenus réguliers sont absents ou sous le seuil. Aucun texte ne fixe ce chiffre, et les consulats diffèrent.

La famille

Il n'existe pas de formule légale du type « plus 30 % pour le conjoint ». En pratique, chaque adulte dépose sa propre demande de visa visiteur et les revenus doivent couvrir tout le monde : une seule pension de 1 500 € pour un couple équivaut à la moitié du minimum par personne et sera presque à coup sûr refusée. Les enfants mineurs voyagent sur la base de leurs parents, mais le consulat attend tout de même un budget plus élevé. Un repère réaliste pour un couple : 3 000 à 3 500 € par mois de revenus réguliers, plus un logement justifié.

L'assurance maladie : la première année et ensuite

Au moment du dépôt, vous devez avoir une assurance privée couvrant toute la durée du visa : hospitalisation, soins ambulatoires et rapatriement, sans exclusion des maladies préexistantes et sans franchise si élevée qu'elle viderait la couverture de son sens. La loi ne fixe aucun montant minimum de garantie pour les visas de long séjour ; beaucoup de consulats retiennent par défaut le repère Schengen de 30 000 € et certains demandent nettement plus. Vérifiez auprès de votre consulat avant de payer une police.

C'est un vrai poste de dépense, qui augmente fortement avec l'âge. Une police pour une personne de 35 ans coûte plusieurs fois moins cher que pour une personne de 68 ans, et c'est précisément sur l'assurance que bien des projets de retraite échouent.

Le passage au système français

Après trois mois de résidence stable et régulière, vous pouvez demander à votre caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) votre affiliation à la protection universelle maladie (PUMa), qui repose sur un critère de résidence et non d'emploi. Vous déposez le formulaire S1106 avec la preuve de la régularité de votre séjour (visa ou carte) et des justificatifs de plus de trois mois de résidence effective : factures, bail, avis d'imposition. Les demandes sont acceptées à partir du quatrième mois après l'arrivée et le traitement prend des mois : gardez donc votre police privée jusqu'à l'obtention d'un numéro de sécurité sociale et d'une carte Vitale.

La PUMa rembourse en général 70 % du tarif, le reste étant couvert par une complémentaire santé, la mutuelle. Et l'entrée gratuite dans le système a un prix, voir la section sur les risques : un résident sans activité avec d'importants revenus passifs est soumis à une cotisation supplémentaire.

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Le logement et une adresse en France

Le consulat veut savoir où exactement vous allez vivre. Sont acceptés : un bail de longue durée à votre nom, un titre de propriété ou un acte notarié, une réservation d'appartement de plusieurs mois accompagnée d'un plan, ou une attestation d'hébergement d'un hébergeur avec sa pièce d'identité et un justificatif de son domicile.

C'est là qu'apparaît le cercle vicieux classique : un propriétaire français demande un titre de séjour, des fiches de paie françaises et un garant résidant en France, et vous n'avez aucun des trois. Ce qui fonctionne vraiment :

  • acheter avant le dépôt : le document le plus convaincant et le plus cher ;
  • une société de caution professionnelle à la place d'un garant particulier ;
  • payer plusieurs mois de loyer d'avance ou verser un dépôt à l'agence ;
  • une location meublée de 6 à 12 mois, en bail mobilité ou en bail meublé classique, où les exigences de dossier sont plus souples ;
  • une attestation d'hébergement de la famille ou d'amis pour les premiers mois, avec un plan pour la suite.

Vous aurez encore besoin de l'adresse deux fois : pour valider le visa sur le portail de l'ANEF et pour votre demande à la CPAM. Une réservation d'hôtel d'une semaine ne passera à aucune de ces étapes.

L'engagement de ne pas travailler : où passe la limite

C'est la partie la plus sous-estimée du statut. L'engagement couvre toute activité professionnelle sur le territoire français, pas seulement le travail pour un employeur français.

Interdit : un contrat de travail avec une entreprise française, une activité indépendante pour des clients français, l'immatriculation d'une micro-entreprise, une rémunération pour diriger une personne morale française, une activité commerciale sous quelque forme juridique que ce soit.

Autorisé : percevoir des revenus passifs. Dividendes, intérêts, loyers, pensions, plus-values et droits d'auteur relèvent de la gestion de votre propre patrimoine, pas d'une profession. Gérer votre portefeuille de placements personnel ne pose aucun problème.

Le télétravail pour un employeur étranger

La réponse honnête : le statut de visiteur ne le prévoit pas. Un travail effectué physiquement sur le sol français est juridiquement un travail en France, même si l'employeur, le contrat et l'argent sont à l'étranger. La France n'a pas de visa distinct de nomade numérique, et le statut de visiteur n'en tient pas lieu.

Le risque n'est pas seulement le vôtre. Un employeur étranger dont un salarié travaille en permanence depuis la France peut devoir des cotisations sociales françaises et, dans certains cas, être considéré comme ayant un établissement stable. Si vous dirigez votre propre société étrangère en vivant en France, l'administration fiscale peut conclure que le siège de direction effective a déménagé avec vous et imposer le bénéfice de la société en France.

Le conseil du type « travaillez à distance, personne ne vérifie » est exactement ce qu'il paraît : le pari que la question ne sera jamais posée. Elle l'est au renouvellement, à la demande de carte de résident et à la naturalisation, quand la préfecture consulte vos déclarations de revenus.

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La procédure : France-Visas, consulat, validation du VLS-TS

Les demandes passent par le portail officiel France-Visas. Vous commencez par un assistant qui détermine le type de visa et génère une liste de documents personnalisée, puis vous créez un compte, remplissez le formulaire, payez les frais consulaires et prenez rendez-vous. Le rendez-vous a lieu dans un consulat de France ou dans un centre de visas agréé selon le pays, où vous donnez vos données biométriques et remettez les originaux.

ÉtapeCe qui se passeDélais et frais
Constitution du dossierRelevés de 6 à 12 mois, assurance, logement, extrait de casier judiciaire, traductions assermentées1 à 3 mois, surtout selon vous
France-VisasAssistant, compte, formulaire, paiementFrais de visa de long séjour : 99 €
Rendez-vous et biométrieCentre de visas ou consulat, originaux, empreintes digitalesLes créneaux s'ouvrent au plus tôt 3 mois avant le voyage
DécisionLe consulat se prononce sur le fond ; les refus ne sont pas toujours motivés en détailOfficiellement 15 à 20 jours ouvrés, prévoyez en réalité 1 à 3 mois
Entrée et validationValider le VLS-TS sur le portail de l'ANEF, payer la taxe par carteDans les 3 mois suivant la date d'entrée
Taxe de validationTaxe due sur le VLS-TSDepuis le 1er mai 2026, le tarif normal est de 300 €, contre 200 € auparavant

Depuis 2021, la validation se fait uniquement en ligne, sur administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr. Il n'y a plus de passage au guichet de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour cela, et les timbres fiscaux papier ne sont plus acceptés : paiement par carte uniquement. Sauter la validation n'est pas une option : sans elle, votre séjour après l'entrée est irrégulier et le visa ne devient jamais un titre de séjour.

La loi de finances pour 2026, adoptée le 2 février 2026, a aussi augmenté les autres taxes : le droit de timbre sur la délivrance et le renouvellement des cartes est passé de 25 € à 50 €, et la première délivrance d'une carte de séjour coûte désormais 350 € au total au lieu de 225 €.

Le dossier habituel : passeport, photos d'identité, formulaire de demande, justificatif de logement, 6 à 12 mois de justificatifs de revenus plus les déclarations fiscales, la police d'assurance, un engagement signé de ne pas travailler en France, un extrait de casier judiciaire, les actes de mariage et de naissance. Tout ce qui n'est pas en français passe par un traducteur assermenté, et certains documents doivent être apostillés.

Renouvellement et changement de statut

Au bout d'un an, vous demandez une carte de séjour « visiteur » sur le portail de l'ANEF. La fenêtre de dépôt est étroite : en règle générale entre quatre et deux mois avant l'expiration de votre document actuel, les dates exactes étant fixées par la préfecture. Un dépôt tardif entraîne une taxe supplémentaire et une rupture de séjour régulier qui ressurgira plus tard, lors du calcul de la résidence continue.

Un point que beaucoup de descriptions omettent : il n'existe pas de carte visiteur pluriannuelle. Le législateur n'a jamais créé de carte de séjour pluriannuelle pour cette catégorie : vous renouvelez donc chaque année et prouvez chaque année vos revenus, votre assurance, votre logement et le fait que vous n'avez pas travaillé. C'est une routine administrative sur toute la distance jusqu'à la carte de résident : cinq dépôts d'affilée.

Changer de statut

Changer de fondement depuis la France est possible, mais jamais automatique :

  • vers « salarié » : il faut un employeur et une autorisation de travail ; les préfectures se méfient de ces changements et exigent souvent de repasser par le consulat pour un visa ;
  • vers une carte talent : si vous remplissez les critères du profil concerné, ce qui est une procédure entièrement nouvelle ;
  • vers un fondement entrepreneurial (entrepreneur, profession libérale) : avec un plan d'affaires, la preuve de l'investissement et de la viabilité ;
  • vers « vie privée et familiale » : par un mariage avec un Français ou des liens familiaux établis.

La logique joue aussi en sens inverse : une personne titulaire d'une carte de travail qui perd son emploi se replie parfois sur le statut de visiteur pour ne pas rompre la continuité de séjour.

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Carte de résident et nationalité : le vrai calendrier

Après cinq ans de séjour régulier et continu s'ouvre la voie vers la carte de résident de longue durée-UE, une carte de dix ans qui, elle, autorise le travail. Les conditions : des ressources stables, régulières et suffisantes, au moins égales au SMIC, une couverture maladie et le respect des règles d'absence (pas plus de six mois consécutifs et pas plus de dix mois au total sur les cinq ans). Le texte n'exclut pas les années passées en tant que visiteur, mais en pratique certaines préfectures tentent de ne pas les compter, et c'est un sujet récurrent de contentieux administratif.

Depuis le 1er janvier 2026, deux conditions supplémentaires issues de la loi du 26 janvier 2024 s'appliquent à la première délivrance d'une carte de résident : un français certifié de niveau B1 et un examen civique. Des dispenses partielles existent pour les candidats de plus de 65 ans.

La naturalisation

La condition de résidence pour la naturalisation par décret est de cinq ans de résidence habituelle, pas dix. Elle tombe à deux ans pour les diplômés de l'enseignement supérieur français et en cas d'intégration exceptionnelle. La taxe est de 255 € en timbres fiscaux, contre 55 € avant le 1er mai 2026. L'administration doit répondre dans les 18 mois suivant un dossier complet, ou 12 mois si vous vivez en France depuis plus de dix ans.

Depuis le 1er janvier 2026, l'exigence de langue est passée de B1 à B2, et le niveau B2 doit être atteint dans chacune des quatre compétences, sans compensation entre elles. Un examen civique a été ajouté. Et c'est là que la voie visiteur se heurte à sa contradiction centrale : la circulaire de 2025 demande aux préfets d'examiner l'insertion professionnelle sur la période de cinq ans et l'autonomie financière tirée de son propre travail. Une personne qui a passé cinq ans en France sous l'engagement de ne pas travailler n'a, par définition, aucune insertion professionnelle en France.

Ce n'est pas un obstacle absolu : des retraités et des rentiers aux revenus élevés et stables sont naturalisés. Mais déposez en sachant que votre dossier sera lu plus sévèrement que la moyenne, et que la même circulaire considère les absences de plus de trois mois sur la période de cinq ans comme un motif d'ajournement.

Visiteur, visa de nomade numérique ou passeport talent

Trois catégories sont confondues alors que leur logique est opposée. Le statut de visiteur repose sur le capital et l'interdiction de travailler. Le passeport talent repose sur les qualifications et le travail. Quant au visa de nomade numérique, la France n'en a tout simplement pas.

CritèreVisiteurVisa de nomade numériquePasseport talent
Existe en FranceOui, CESEDA L426-20Cette catégorie n'existe pasOui, une famille de profils
FondementAutonomie financière-Qualification, salaire, investissement, projet
Droit de travaillerNon-Oui, dans le cadre du profil de la carte
Durée de la carte1 an, renouvelé chaque année-Jusqu'à 4 ans
SeuilSMIC net annuel-Pour le profil « talent - salarié qualifié », 39 582 € bruts par an plus un diplôme de master
FamilleChaque adulte dépose séparément-Procédure simplifiée « talent - famille »

La conclusion pratique : si vous avez les qualifications et un employeur, le passeport talent l'emporte sur le statut de visiteur sur tous les critères, avec une carte de quatre ans au lieu d'une course annuelle, le droit de travailler et un chemin plus net vers la naturalisation. Le statut de visiteur est choisi par ceux pour qui cette voie est fermée : retraités, rentiers, personnes entre deux projets et familles qui déménagent pour l'éducation de leurs enfants.

Ce qui peut mal tourner et à qui cela ne convient pas

Principaux motifs de refus

  • Les revenus existent, mais ce ne sont pas les vôtres. Virements de proches, compte au nom du conjoint, lettres de prise en charge : le consulat lit l'article L426-20 à la lettre, vous devez vivre de vos propres ressources.
  • Les revenus sont irréguliers. Un apport ponctuel juste avant le dépôt soulève plus de questions qu'une petite pension régulière. Les relevés sont demandés sur 6 à 12 mois.
  • Rester au minimum. Le seuil formel est le SMIC net annuel, mais le consul apprécie la suffisance au regard du coût de la vie dans la région choisie. Paris et la Creuse rurale, ce ne sont pas les mêmes budgets.
  • Des justificatifs de logement faibles. Une réservation d'hôtel de deux semaines au lieu d'un bail ou d'un titre de propriété.
  • Une assurance avec exclusions. Les polices qui ne couvrent pas les maladies chroniques ou le rapatriement sont renvoyées.
  • Des signes d'intention de travailler. Une immatriculation d'entrepreneur individuel active, des profils en ligne tournés vers des clients français, ou des réponses en entretien sur l'idée de trouver un peu de travail.

Ce qui apparaît après l'installation

La résidence fiscale. Vivre en France fait de vous un résident fiscal français, qui déclare ses revenus mondiaux. Les conventions fiscales évitent la double imposition, mais pas l'obligation de déclarer, y compris les comptes à l'étranger : un compte étranger non déclaré entraîne sa propre amende.

Une cotisation santé supplémentaire. Ce piège vise précisément les résidents sans activité. La cotisation subsidiaire maladie, dite « taxe PUMa » : si vos revenus d'activité sont inférieurs à 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale (le plafond 2026 est de 48 060 €, le seuil est donc d'environ 9 612 €) et que vos revenus du capital dépassent 50 % de ce plafond (environ 24 030 €), jusqu'à 6,5 % sont prélevés sur l'excédent. L'assiette est plafonnée à huit fois le plafond, soit 384 480 €. Les titulaires de pensions, de prestations d'invalidité et d'allocations chômage en sont en principe exclus ; un rentier avec un portefeuille ne l'est pas. Pour 100 000 € de revenus du capital sans revenus d'activité, cela représente plusieurs milliers d'euros par an en plus de l'impôt sur le revenu.

Prélèvements sociaux sur le capital. Un résident affilié au système français paie 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus de placement, en plus de l'impôt sur le revenu.

Impôt sur la fortune immobilière. L'IFI s'applique à partir de 1,3 million € de patrimoine immobilier net. L'impôt sur la fortune improductive débattu en 2025 et 2026 n'a pas été retenu dans la loi de finances définitive pour 2026. Les nouveaux résidents fiscaux bénéficient d'une exonération de cinq ans sur les biens situés hors de France, ce qui mérite d'être anticipé.

À qui cela ne convient pas

  • À ceux qui auront besoin de revenus d'activité. Si dans un an ou deux vous devez travailler en France, commencer par le statut de visiteur, c'est construire une trajectoire qu'il faudra ensuite défaire.
  • Aux nomades numériques qui espèrent régulariser le télétravail. Il n'y a pas ici de solution juridique propre.
  • À ceux qui veulent vite un passeport européen. Cinq ans de résidence réelle, un français de niveau B2, un examen civique et un contrôle strict de l'autonomie financière en font un long chemin.
  • À ceux qui veulent un visa en réserve sans vraiment vivre en France. La carte ne se renouvelle que contre une résidence réelle, et les absences compromettent à la fois la carte de résident et la naturalisation.
  • À ceux qui ne sont pas prêts pour la résidence fiscale française et une transparence totale sur leur patrimoine.

Chaque dossier est examiné individuellement, et les exigences diffèrent d'un consulat ou d'une préfecture à l'autre. Lors d'une consultation gratuite, nous étudions vos documents et vous disons honnêtement si vous remplissez les critères ou s'il vaut mieux viser un autre statut.

Les avantages du visa visiteur

Vivre en France sur la durée

Le visa visiteur peut être renouvelé sans limite, et après 5 ans vous pouvez demander la résidence permanente et la nationalité. Depuis 2026, les deux exigent un examen civique et le français : B1 pour la résidence permanente, B2 pour le passeport.

Les mêmes droits que les Français

En dehors des droits politiques, le titulaire du visa a les mêmes droits que les citoyens français.

S'installer en famille

Vous pouvez venir avec votre famille, et l'éducation et les soins gratuits vous sont accessibles.

Une résidence souple

Vous n'êtes pas obligé de rester en France en permanence, et les voyages dans les autres pays de l'UE se font sans visa.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le visa long séjour visiteur en France ?
C'est un visa de long séjour de catégorie D qui, une fois validé sur le portail de l'ANEF, vaut titre de séjour (VLS-TS). Contrairement à un visa touristique Schengen limité à 90 jours sur 180, il permet de vivre en France toute l'année, d'inscrire les enfants à l'école publique et de rejoindre la protection universelle maladie après trois mois de résidence.
Quels revenus faut-il pour un visa visiteur en France en 2026 ?
Le critère légal est le SMIC net annuel. Après la revalorisation de juin 2026, il est d'environ 17 735 € par an, soit environ 1 478 € par mois. Aucun texte ne fixe de solde bancaire obligatoire ; en pratique, les consulats attendent 20 000 à 30 000 € par adulte pour l'année à venir en l'absence de revenus réguliers, et environ 3 000 à 3 500 € par mois pour un couple.
Peut-on télétravailler avec un visa visiteur en France ?
Juridiquement, non. L'engagement couvre toute activité effectuée physiquement sur le sol français, même si l'employeur, le contrat et le paiement sont à l'étranger. La France n'a pas de visa de nomade numérique. Le risque n'est pas seulement le vôtre : un employeur étranger peut devoir des cotisations sociales françaises ou être considéré comme ayant un établissement stable.
Quel est le délai d'obtention du visa visiteur pour la France ?
Le repère officiel pour les visas de long séjour est de 15 à 20 jours ouvrés, mais pour la catégorie visiteur, prévoyez un à trois mois. Ajoutez le temps de constituer le dossier : relevés de 6 à 12 mois, assurance, bail ou titre de propriété et traductions assermentées. Les créneaux de rendez-vous s'ouvrent au plus tôt trois mois avant le voyage.
Faut-il parler français pour un visa visiteur ?
Pas pour le visa lui-même : il n'y a pas de test de langue, et les titulaires de la carte visiteur sont dispensés du contrat d'intégration républicaine. Le français compte plus tard : depuis le 1er janvier 2026, une première carte de résident exige le niveau B1 et un examen civique, et la naturalisation exige le niveau B2 dans chacune des quatre compétences.
Le visa visiteur peut-il mener à la résidence permanente et à la nationalité ?
Oui, en principe. Après cinq ans de séjour régulier et continu, vous pouvez demander une carte de résident de longue durée-UE de dix ans, sous réserve de ressources au niveau du SMIC, d'une couverture maladie, d'un français de niveau B1 et de l'examen civique. La naturalisation exige aussi cinq ans de résidence, mais le critère d'insertion professionnelle la rend plus difficile pour les candidats sans activité.
Quelle différence entre le visa visiteur et le passeport talent ?
Le statut de visiteur repose sur l'autonomie financière, interdit l'activité professionnelle et donne une carte d'un an renouvelée chaque année, sans option pluriannuelle. Le passeport talent repose sur les qualifications, le salaire ou l'investissement, permet de travailler et donne une carte jusqu'à quatre ans ; pour le profil « talent - salarié qualifié », le seuil de salaire est de 39 582 € bruts par an.

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