Immigration au Canada, changements de septembre 2026 : étudier sans permis d'études, exigence de 12 mois pour Entrée express et nouveaux frais en Nouvelle-Écosse
Depuis le 4 septembre, les travailleurs peuvent étudier jusqu'à six mois sans permis distinct, les étudiants doivent justifier de plus d'argent, et la Nouvelle-Écosse fait désormais payer l'examen des demandes. Voici ce qui change et où est le piège.
Depuis le 4 septembre 2026, les étrangers titulaires d'un permis de travail canadien valide peuvent suivre un cours ou un programme de six mois au plus sans permis d'études distinct. Depuis le 1er septembre, les futurs étudiants doivent aussi justifier de plus d'argent pour leurs frais de subsistance, et la Nouvelle-Écosse fait payer, pour la première fois, l'examen des demandes de son programme de candidats provinciaux. Parallèlement, les catégories 2026 d'Entrée express apportent de nouvelles voies et une exigence d'expérience plus élevée. Voici ce qui change réellement les projets d'installation, et ce qui compte moins que ne le laissent croire les titres.
Ce qui a changé en un coup d'œil
| Mesure | En vigueur | Qui est concerné | Limite principale |
|---|---|---|---|
| Étudier sans permis d'études | 4 septembre 2026 | Titulaires d'un permis de travail valide | Programmes de six mois ou moins ; temporaire, jusqu'au 31 décembre 2027 |
| Fonds de subsistance relevés pour les permis d'études | Demandes à partir du 1er septembre 2026 | Futurs étudiants hors Québec | 23 448 dollars canadiens pour une personne, frais de subsistance seulement |
| Frais du programme des candidats de la Nouvelle-Écosse | 1er septembre 2026 | Candidats sélectionnés pour examen | 1 000 ou 2 000 dollars canadiens, non remboursables |
| Catégories Entrée express 2026 | Annoncées le 18 février 2026 | Candidats à la résidence permanente | Au moins 12 mois d'expérience au lieu de 6 |
Étudier sans permis d'études : qui y a droit et à quelles conditions
La politique d'intérêt public temporaire (un acte ministériel qui lève une règle précise pour un groupe défini) a été signée le 5 août 2026 par le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada. Elle est entrée en vigueur 30 jours plus tard, le 4 septembre, et court jusqu'au 31 décembre 2027 sauf révocation anticipée.
La seule condition est un permis de travail valide. Les règles :
- Durée. Le programme doit durer six mois ou moins. Vous pouvez étudier six mois ou jusqu'à l'expiration de votre permis de travail, selon ce qui arrive en premier.
- Pas de demande. Si l'établissement demande une preuve, votre permis de travail valide suffit.
- Conditions du permis. Les conditions liées aux études inscrites sur votre permis de travail ne s'appliquent pas dans le cadre de cette mesure.
- Québec. Les travailleurs au Québec peuvent aussi y étudier sans permis d'études depuis le 4 septembre 2026.
Juridiquement, le changement est plus étroit qu'il n'y paraît. Les cours courts sans permis d'études étaient déjà permis, mais le cours devait normalement se terminer dans la durée de séjour autorisée à l'entrée. Pour quiconque avait prolongé un permis de travail depuis le Canada, c'était un piège, et la nouvelle politique le supprime. L'objectif affiché est d'aider les travailleurs à obtenir une autorisation d'exercer ou des qualifications, notamment dans les secteurs en pénurie comme la santé.
Ce que la mesure ne vous donne pas
- Ce n'est pas une nouvelle voie vers la résidence permanente. Elle permet d'étudier ; elle ne crée aucun parcours et n'ajoute aucun point.
- Étudier à temps plein vous coûte de l'expérience. Si vous étudiez à temps plein dans le cadre de cette politique, l'expérience de travail acquise pendant vos études ne compte ni pour la catégorie de l'expérience canadienne ni pour les points d'expérience de travail au Canada dans Entrée express.
- Les programmes plus longs exigent toujours un permis d'études. Un cours collégial d'un an ou une maîtrise sortent du champ de la mesure.
- Stage en alternance chez un autre employeur. Un stage chez un autre employeur ou dans un autre métier exige un nouveau permis de travail.
Entrée express 2026 : nouvelles catégories et exigence de 12 mois
Entrée express est le système fédéral canadien de sélection pour la résidence permanente : les candidats sont classés selon le système de classement global, et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada organise des rondes d'invitations, y compris ciblées sur des catégories de professions. Le ministère a annoncé dix catégories pour 2026 le 18 février.
Nouvelles catégories :
- Médecins ayant une expérience de travail au Canada : trois codes de la Classification nationale des professions couvrant les spécialistes, les chirurgiens et les médecins de famille.
- Chercheurs ayant une expérience de travail au Canada : professeurs, chargés de cours et assistants de recherche ou d'enseignement.
- Cadres supérieurs ayant une expérience de travail au Canada : codes 00012-00015 de la Classification nationale des professions.
- Métiers du transport : pilotes, mécaniciens et inspecteurs d'aéronefs, spécialistes de l'avionique, techniciens automobiles ; expérience canadienne ou étrangère.
- Recrues militaires qualifiées : 10 ans ou plus de service militaire à l'étranger et une offre d'emploi des Forces armées canadiennes.
Reconduites : la maîtrise du français (NCLC 7 dans les quatre compétences), la santé et les services sociaux, les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques, les métiers et l'éducation. Supprimée : l'agriculture et l'agroalimentaire.
Le plus grand changement est l'exigence d'expérience : les catégories fondées sur la profession exigent désormais au moins 12 mois de travail à temps plein (ou l'équivalent à temps partiel) au cours des trois dernières années, contre six mois auparavant.
La première ronde pour les médecins ayant une expérience canadienne a eu lieu le 19 février : 391 candidats ont été invités avec un score minimal de 169. Tentant, mais pour les médecins, les chercheurs et les cadres supérieurs, seule l'expérience canadienne compte. On ne peut pas entrer dans ces catégories depuis l'étranger : il faut d'abord travailler légalement au Canada dans sa profession pendant un an.
Fonds pour le permis d'études : ce qu'il faut justifier depuis le 1er septembre
Pour les demandes de permis d'études déposées à partir du 1er septembre 2026, le ministère a relevé le montant minimal des frais de subsistance. Le tableau s'applique hors Québec, qui fixe ses propres exigences.
| Membres de la famille, demandeur compris | Jusqu'au 31 août 2026 | Depuis le 1er septembre 2026 |
|---|---|---|
| 1 | 22 895 dollars canadiens | 23 448 dollars canadiens |
| 2 | 28 502 dollars canadiens | 29 192 dollars canadiens |
| 3 | 35 040 dollars canadiens | 35 888 dollars canadiens |
| 4 | 42 543 dollars canadiens | 43 572 dollars canadiens |
| 5 | 48 252 dollars canadiens | 49 419 dollars canadiens |
| Chaque personne supplémentaire | 6 170 dollars canadiens | 6 318 dollars canadiens |
Il s'agit uniquement d'une année de frais de subsistance. En plus, il faut prouver les frais de scolarité de la première année et le voyage aller-retour. Le montant est révisé chaque année selon le coût de la vie : budgéter pile au minimum est une mauvaise idée.
La Nouvelle-Écosse commence à faire payer, et ce n'est pas la première
Depuis le 1er septembre 2026, la Nouvelle-Écosse perçoit pour la première fois des frais de traitement dans son programme des candidats de la province (par lequel une province désigne des candidats à la résidence permanente) :
- 1 000 dollars canadiens pour les volets travailleurs : travailleur qualifié, diplômé de la Nouvelle-Écosse et Nouvelle-Écosse : Entrée express ;
- 2 000 dollars canadiens pour les volets entrepreneurs.
Déposer une déclaration d'intérêt reste gratuit. Vous payez une fois votre déclaration sélectionnée pour examen, et cela vaut pour toute sélection à partir du 1er septembre, quelle que soit la date de dépôt de la déclaration. Les candidats des volets travailleurs ont 7 jours civils pour payer ; les entrepreneurs ont 90 ou 180 jours. Les frais ne sont pas remboursables (sauf erreur administrative ou obligation légale) et il n'y a pas de dispense. La province indique que la demande dépasse son allocation fédérale de désignations.
Pour comparaison : le Manitoba demande 500 dollars canadiens, l'Alberta 1 500 (plus 135 par déclaration d'intérêt de travailleur depuis le 7 avril 2026), la Colombie-Britannique 1 750 et l'Ontario 1 500 à 2 000. Payer ne garantit pas une désignation.
Ce que cela signifie en pratique
- Vous travaillez déjà au Canada. Un cours court ou un programme d'autorisation d'exercer n'exige plus de demande séparée. Mais s'il vous manque encore une année d'expérience pour Entrée express, évitez les études à temps plein : cette période ne comptera pas.
- Vous visez la résidence permanente par Entrée express. Vérifiez votre code de la Classification nationale des professions et comptez votre expérience par rapport à l'exigence de 12 mois. Pour les catégories qui exigent une expérience canadienne, il vous faut d'abord un moyen légal d'entrer pour travailler, par exemple le volet des talents mondiaux si vous avez une offre d'un employeur canadien.
- Vous êtes entrepreneur. Le programme fédéral de visa pour démarrage d'entreprise et le programme des travailleurs autonomes ont cessé d'accepter de nouvelles demandes le 1er janvier 2026. Le ministère a promis un nouveau projet pilote pour les entrepreneurs, mais à la date de publication ses conditions ne sont pas connues. Les options réalistes aujourd'hui sont les volets entrepreneurs des provinces ou une résidence dans un autre pays par l'entreprise.
Quelles voies vers le Canada fonctionnent aujourd'hui
| Voie | Pour qui | À surveiller maintenant |
|---|---|---|
| Entrée express par catégories | Professionnels des métiers prioritaires | 12 mois d'expérience ; canadienne pour les médecins, chercheurs et cadres supérieurs |
| Programmes des candidats des provinces | Personnes liées à une province par le travail, les études ou une entreprise | Les frais se généralisent ; la Nouvelle-Écosse depuis le 1er septembre |
| Volet des talents mondiaux | Spécialistes de la technologie et autres profils recherchés avec une offre d'emploi | Employeur obligatoire ; les cours courts n'exigent plus de permis d'études |
| Travailler à distance depuis le Canada | Personnes employées par un employeur étranger | Statut de visiteur jusqu'à six mois |
| Permis d'études | Programmes de plus de six mois | 23 448 dollars canadiens plus les frais de scolarité et le voyage |
| Visa pour démarrage d'entreprise | - | Fermé aux nouvelles demandes depuis le 1er janvier 2026 ; conditions du nouveau projet pilote non annoncées |
Pour beaucoup, le point d'arrivée est un passeport. Pour un adulte, la seule voie passe par la résidence permanente, puis 1 095 jours de présence physique sur cinq ans avant de demander la citoyenneté par naturalisation. Le Canada autorise la double nationalité, et un enfant né dans le pays acquiert la citoyenneté par la naissance. Si les délais et les seuils du Canada ne vous conviennent pas, comparez avec les visas talent d'autres pays et les programmes de deuxième citoyenneté.
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Permis de travail du volet des talents mondiaux
Pour les spécialistes de la technologie et les profils recherchés avec une offre : vérification de l'employeur et dossier.
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Le statut de visiteur pour les personnes employées à l'étranger : conditions et risques.
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Questions fréquentes
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